• 37, Julie BOYARD

Juin Vert 2013

Le Centre de Coordination des Dépistages des Cancers (CCDC) se mobilise pour la prévention du cancer du col de l’utérus.

En 2010, l’Institut National du Cancer (INCa) et ses partenaires ont lancé un dispositif en faveur de la prévention et du dépistage du cancer du col de l’utérus. En Indre-et-Loire, cette mobilisation est relayée par le CCDC, structure en charge des dépistages organisés des cancers. Son objectif est de rappeler l’importance du dépistage et d’inciter à sa réalisation. Ces actions s’inscrivent dans la mise en oeuvre du Plan Cancer 2009-2013.


Le cancer du col de l’utérus : un cancer évitable
En France, 4 femmes sur 10 sont peu ou pas dépistées (soit près de 7 millions de femmes). Or, il est possible d’agir très précocement contre cette maladie, de la guérir, voire à terme de la faire disparaître, grâce à l’association du dépistage par frottis et de la vaccination préventive. Si toutes les femmes de 25 à 65 ans étaient régulièrement dépistées, 70 à 90% des cancers du col de l’utérus pourraient être évités. Chaque année en France, le cancer du col de l’utérus touche près de 3 000 femmes et est à l’origine de 1 000 décès. Depuis 6 ans, le taux de couverture par frottis stagne à 57% alors que la loi de santé publique fixe un objectif de 80%.


Le dépistage par frottis pour agir précocement
La Haute Autorité de Santé (HAS), préconise aux femmes de 25 à 65 ans de réaliser un frottis cervico-utérin tous les 3 ans, après 2 frottis normaux à un an d’intervalle. Le frottis permet de détecter précocement les lésions précancéreuses. Traiter ces lésions le plus tôt possible permet d’éviter l’apparition de la maladie. Depuis 2010, la HAS recommande également la mise en place sur le territoire national d’un dépistage organisé afin de réduire les inégalités sociales et géographiques.


La vaccination : prévention complémentaire du dépistage

La vaccination permet de se protéger contre les infections à papillomavirus humain (HPV) 16 et 18 qui sont à l’origine de 70% des cancers invasifs du col. En France, cette vaccination préventive est recommandée depuis avril 2013 aux jeunes filles âgées de 11 à 14 ans mais également, en rattrapage, jusqu’à l’âge de 19 ans révolus. Elle comprend 3 injections réparties sur 6 mois. Cependant, cette vaccination ne protège pas à 100% contre le cancer du col de l’utérus ; le dépistage reste indispensable dès 25 ans.


L’Indre-et-Loire : département pilote pour le dépistage organisé

Depuis 2010, l’Indre-et-Loire est l’un des 13 départements pilotes qui expérimentent le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus. Ce programme, financé par la Direction Générale de la Santé via l’ARS du Centre, est un processus complémentaire au dépistage individuel ou spontané. En effet, seules les femmes n’ayant pas réalisé de frottis cervico-utérin depuis 3 ans sont invitées par le CCDC à prendre rendez-vous chez leur médecin traitant, gynécologue ou sage-femme pour se faire dépister. Les professionnels de santé concernés par ce dépistage se sont largement engagés dans cette démarche.
Les différents programmes expérimentaux sont en phase d’évaluation. Nous espérons, au vu de leurs résultats que les pouvoirs publics reconduiront ces dispositifs et que ce dépistage organisé sera généralisé sur l’ensemble du territoire national comme le recommande la HAS.


Le dépistage du cancer du col de l’utérus en Indre-et-Loire en quelques chiffres

• Depuis le début du dispositif (juin 2010), le CCDC a envoyé 137 910 invitations et 65 726 relances aux femmes non dépistées.
• Entre 2010 et 2012, 91 818 femmes de 25 à 65 ans ont été dépistées (58,1%)
• Dans 97% des cas, le frottis cervico-utérin était normal


L’équipe du CCDC vous attend nombreux sur son stand d’information qui se tiendra le vendredi 28 juin à la galerie commerciale d’Auchan à Chambray-les-Tours.

Taux de participation 2010-2012

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