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  • 37, Julie BOYARD

9ème semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus

Du 19 au 25 janvier se tiendra dans toute l’Europe la semaine de prévention et de dépistage du cancer du col de l’utérus. À cette occasion, le Centre de Coordination des Dépistages des Cancers (CCDC) se mobilise pour relayer l’information en Indre-et-Loire.  

Le CCDC sera présent pour répondre aux questions du public :
- Jeudi 22 janvier à l’Espace Santé Active 14 rue d’Entraigues à Tours à 14h Inscription gratuite, sur réservation au 02 47 67 10 09
- Jeudi 29 janvier à l’Hôpital Bretonneau, Hall B1A, à partir de 10h

L’objectif est de rappeler l’importance du dépistage, inciter à sa réalisation et mieux informer sur la vaccination.

Carte postale CCU CARCCU15 JPGHD1 Medium 

Le cancer du col de l’utérus : un cancer évitable

En France, 4 femmes sur 10 sont peu ou pas dépistées (soit près de 7 millions de femmes). Or, grâce à l’association du dépistage par frottis et de la vaccination, il est possible d’agir très précocement contre cette maladie, de la guérir, voire à terme de l’éradiquer.
Si toutes les femmes de 25 à 65 ans étaient régulièrement dépistées, 70 à 90% des cancers du col de l’utérus pourraient être évités.
Chaque année en France, le cancer du col de l’utérus touche 3 000 femmes et est à l’origine de 1 100 décès. Depuis 6 ans, le taux de couverture par frottis stagne à 57% alors que la loi de santé publique fixe un objectif de 80%.

Le cancer du col de l’utérus en Europe :

Alors que le cancer du col de l’utérus pourrait être évité, environ 60 000 femmes le développent chaque année en Europe et 30 000 en décèdent.

Le dépistage pour agir précocement :

Avec une évolution lente, l’existence des lésions précancéreuses curables et un test de dépistage efficace (le frottis cervico-utérin), le cancer du col de l’utérus est un candidat idéal au dépistage.
Dans l’Union Européenne 15 pays ont mis en place un programme régional ou national de dépistage organisé.
Depuis 2010, l’Indre-et-Loire est l’un des 13 départements français qui expérimentent un programme intégré de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Dans le cadre du 3ème plan cancer 2014-2019, ce dispositif devrait être généralisé à tout le territoire afin de faire reculer les inégalités face à ce cancer, réduire son incidence et sa mortalité.

La vaccination :

Les papillomavirus humains (HPV) constituent la cause principale des cancers du col de l’utérus. Il existe une vaccination contre certains types d’HPV responsables de 70% des cancers du col de l’utérus.
Certains pays comme le Royaume-Uni, la Norvège, les Pays-Bas ont mis en place des programmes scolaires de vaccination chez les jeunes filles, d’autres proposent également la vaccination pour les garçons ce qui permet d’atteindre des taux de couverture élevés.
En France, la vaccination anti-HPV fait régulièrement l’objet de polémiques médiatisées. En juillet 2014, le Haut Conseil de Santé Publique à la demande de la Direction Générale de la Santé a fait une revue des dernières données scientifiques et a réitéré ses recommandations : généralisation rapide du dépistage organisé du cancer du col de l’utérus et mise en place de modalités d’administration de la vaccination permettant d’atteindre un pourcentage élevé de jeunes filles, indépendamment de leur niveau social.

Il est important de rester mobilisés afin de faire reculer ce cancer qui pourrait être éradiqué !

Rappels

  • La vaccination anti-HPV est recommandée dès 11 ans
  • Le frottis de dépistage est à réaliser à partir de 25 ans tous les 3 ans jusqu’à 65 ans(après 2 frottis normaux à 1 an d’intervalle) que les femmes soient vaccinées ou non
  • Le frottis est réalisé par qui ?
    Par le médecin traitant, le gynécologue ou une sage-femme
  • Le frottis peut être réalisé où ?
    En milieu libéral, à
    l’hôpital, dans un centre de planification, d’examen de santé ou centre de dépistage,ou sur prescription médicale dans certains laboratoires d’analyse de biologie médicale